Sébastien Lemire, député du Bloc Québécois d’Abitibi-Témiscamingue, est fier d’avoir rempli son engagement électoral de trouver des solutions pour contrer la pénurie de la main-d’œuvre alors que le Comité permanent de l’industrie et de la technologie a rendu public le rapport «Les petites et moyennes entreprises au Canada : tracer la voie pour assurer un avenir compétitif» s’attardant sur les petites et moyennes entreprises.

« J’ai initié cette étude parce que notre région connaît une pénurie de la main-d’œuvre depuis déjà une dizaine d’année et la crise actuelle l’a simplement accentuée. Nous avons mis de l’avant plusieurs recommandations qui ont été adoptées par le comité et j’ai ajouté un rapport complémentaire pour souligner d’autres recommandations que je trouve importante pour aider nos entrepreneurs et les groupes marginalisés. Je suis également extrêmement fier d’avoir permis à des gens de l’Abitibi-Témiscamingue de contribuer à ce rapport afin d’amener des solutions visant à répondre à leurs besoins», a soutenu Sébastien Lemire, vice-président du Comité permanent de l’industrie et de la technologie.

Une des recommandations importantes concerne notamment les travailleurs qui approchent de la retraite et demande au gouvernement de favoriser l’adoption de mesures incitatives et fiscales. «Durant les audiences, Jean-Guy Couillard, un travailleur d’Amos ayant l’âge de la retraite et toujours actif, est venu expliquer pourquoi les travailleurs expérimentés sur le marché du travail sont un atout pour certaines entreprises. Il faut que ce soit fiscalement avantageux pour eux, ce qui n’est pas le cas actuellement. En mettant en place ce type de mesure, on encourage ceux-ci à prolonger leur carrière et à partager leur expérience. De cette façon, ils continuent de contribuer à la société, ils augmentent leurs revenus ainsi que leur qualité de vie tout en demeurant des actifs. Ce n’est pas la panacée, mais c’est une des solutions concrètes», a signalé M. Lemire.

Le rapport demande aussi au gouvernement de présenter un plan assorti d’échéanciers clairs pour réduire les délais de traitement comme demandé par Patrick Perreault de la Table Métal d’Abitibi-Ouest. «Il est plus que nécessaire qu’Ottawa réduise ses délais de traitement et toute la paperasse exigée à nos entrepreneurs. Le besoin des entreprises est maintenant. Pas dans trois mois. Pas dans six mois. Pas dans un an. Maintenant. Et ce plan doit aussi faire en sorte que des services soient disponibles dans notre région pour que les entreprises et les immigrants puissent avoir des réponses à leur question à proximité», a évoqué Sébastien Lemire.

Toujours sur le plan de l’immigration, plusieurs recommandations sont présentées pour demander des améliorations, notamment par une révision complète du Programme des travailleurs étrangers temporaires pour mieux l’adapter aux besoins des petites et moyennes entreprises. « Il faut aussi simplifier le processus d’embauche et accepter d’élargir les catégories et les tâches. Par un exemple, un travailleur en restauration devrait pouvoir accomplir divers emplois dans ce domaine. Même chose en agriculture où un travailleur pourrait amorcer son travail sur une ferme et se joindre à une autre par la suite pour combler les besoins de diverses productions en fonction des dates de récolte », a mentionné le député d’Abitibi-Témiscamingue.

Une autre des avenues pour contrer la pénurie de la main-d’œuvre aborde la question des étudiants étrangers. «Actuellement, près du trois quart des étudiants étrangers francophones, principalement venant d’Afrique, sont systématiquement refusés par Ottawa pour des raisons difficilement justifiables. De plus, le Programme des étudiants étrangers vise souvent à faire vivre une expérience au Québec et au Canada alors que, actuellement, il s’agit de la meilleure façon de s’intégrer à notre tissu social et de nous choisir à long terme. Ce changement de philosophie de la part d’Ottawa est important et doit venir rapidement», a soutenu le député pour faire suite au passage du recteur de l’UQAT, Vincent Rousson, devant le comité.

En complément, le député d’Abitibi-Témiscamingue revendique aussi la création de fonds régionaux de soutien aux initiatives et expérimentation en matière d’habitation et de crédits d’impôt pour les immigrants en région éloigné, mais aussi pour les jeunes diplômés en région. «Les meilleures personnes pour s’attaquer à ces problèmes, ce sont les gens de notre région. Il faut nous donner les moyens de lutter contre la pénurie de logement parce qu’elle est intimement liée à la pénurie de la main-d’œuvre», a signalé M. Lemire.

Le rapport est disponible ici.

À propos :

Pour Sébastien Lemire, être député c’est d’abord être à l’écoute des gens afin de porter, avec eux, leurs aspirations et d’adapter leur environnement aux réalités d’aujourd’hui. C’est avoir un leadership rassembleur et collaboratif sur les enjeux qui nous touchent et participer à développer un milieu de vie durable, vivant, humain et à notre image.

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Source et information:
Jean-François Vachon
Adjoint aux communications
Bureau de Sébastien Lemire
819-279-1060
Jean-Francois.Vachon.302@parl.gc.ca

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